mercredi 9 février 2011

Présentation de l'atelier "Ethique, religions et changement social"




Table ronde 


Date : 9 février 2011 

Horaires : 8h30 – 11h30 

Lieu : Université Cheikh Anta Diop

Read the workshop concept paper in English on our website.

La religion est un moteur incontournable du changement social, économique, politique et culturel qui doit inventer un nouveau monde.

Elle est émettrice de l’éthique et de la morale politique qui fonde la mondialisation actuelle et sa vision anthropocentrique de l’homme : atteintes à l’environnement, surpopulation, baisse de la biodiversité dans les écosystèmes agricoles et naturels etc., conséquence de cet état d’esprit qui imprègne notre société et qui nous pousse à voir dans l’animal, les plantes ou la nature en général, des choses créées pour l’usage de l’homme et dont il peut se servir à sa guise. La question qui est posée est celle du sens de notre vie, de la valeur que notre société de consommation accorde à la vie sous toutes ses formes.

Le religieux structure des groupes dans leurs pratiques sociales et cultuelles et est souvent synonyme de violence dans son interprétation et les pratiques humaines qui lui sont liées. Les religions ne jouent pas seulement un rôle dans les rapports entre humanité et nature, mais aussi dans les rapports au sein de la communauté humaine, qui méritent lui aussi d’être questionnés.
Etant donné l’interpénétration des sphères économiques, sociales, politiques et religieuses, il est étonnant que le religieux soit si marginal dans les approches de développement réinterrogées depuis quelques années.

Objectif de l’atelier :

Confronter à partir de plusieurs communications des lectures et expériences diverses sur le lien entre religion et changement social afin de définir une vision féconde du développement intégrant le fait religieux.

Intervenants :

Sophie Bessis (France),
Emmanuel Ndione (Enda GRAF),
Sally Rousset (Développement et Civilisations Lebret-IRFED),
Serigne Saliou Mbacké (IFAPA),
Abbé Seck (Sénégal)

Animation : Cheikh Guèye (Enda Tiers Monde)

Partenaires de l’évènement :

ENDA Tiers Monde,
Enda GRAF Sahel Afrique de l’Ouest,
Développement et Civilisations Lebret-IRFED (Paris),

IFAPA (Interfaith action for peace in Africa)

Texte sur la diversité religieuse : "Les chrétiens à l’épreuve des fractures du monde arabe"


Le numéro 390, jan. 2011, de la revue Développement et civilisations vient de sortir :
Les chrétiens à l’épreuve des fractures du monde arabe
Nous consacrons ce numéro à la question des chrétiens au Moyen-Orient. En effet, les sociétés du monde arabe en général et ses communautés chrétiennes en particulier sont menacées par la montée d’une conception de l’islam passéiste et extrémiste. Plusieurs attentats tragiques l’ont prouvé récemment.
Les extrémismes se nourrissent toujours de la discrimination, de la répression et des abus commis contre la population. Boutros Labaki, professeur d’Économie du développement et secrétaire général de l’ILDES, présent au FSM de Dakar, l’explique fort bien : le sort de ces communautés chrétiennes est surtout indissociable des conflits et des fractures sociopolitiques qui déchirent la région.
Les faux amis des chrétiens d’Orient 
Dans son libre-propos, Jean-Claude Petit, ancien directeur de l’hebdomadaire « La Vie » et président du Réseau « Chrétiens de la Méditerranée », insiste sur l’importance d’afinner les analyses et la réflexion afin de contrer les simplifications abusives et dangereuses héritées de la guerre en Irak du « Bien contre le Mal » et du choc des civilisations.

Voir Édito en français.

La colère des bacheliers sénégalais - The anger of the Senegalese baccalauréat holders

Les bacheliers sénégalais manifestent : après le Baccalauréat, l'accès à l'université leur est refusé. Ils dénoncent la discrimination des jeunes issus de familles pauvres.

The Senegalese baccalauréat holders (graduates) are organising demonstrations : after graduating of high school, they cannot acces to the universities. They condemn the discrimination of youngsters coming from poor families.


"Droit à l’éducation et à l'enseignement supérieur"
"Right to Higher Education"

"Oui au forum. Nous sommes les bacheliers à qui on refuse l'accès à l'université. Droit à l'éducation"
"Yes to the Forum. We are the graduates to whom acces to university is denied. Right to education"



Solidarité avec la Tunisie - Solidarity with Tunisia

Marche de soutien à la Tunisie
March in support of Tunisia

"Les vendeurs de rue soutiennent la Tunisie"
"The street vendors support Tunisia"

La nourriture au Forum - Food in the Forum


Les restaurants au FSM : très bien organisés, diététiques et même thérapeuthiques !
The restaurants of the WSF: very well organised, healthy and even therapeutic!
L'un des restaurants du Forum : Mafé délicieux, serveuses charmantes, efficaces et militantes de la souveraineté alimentaire
"Consommons les céréales locales"
One of the restaurants at the Forum : delicious Mafe, the waitresses are charming, efficients and comitted with food sovereignty
"Let's consume local cereals"
Confitures : une activité pour générer un petit revenu, garantie d'une indépendance financière pour les jeunes filles impliquées dans ce projet
Jams: an activity that generates a small income, a guarantee of an economic independence for the young girls involved in the project
Une conversation entendue au Forum : "Bizarre, c'est la catastrophe, l'organisation des salles pour les ateliers. Pourquoi ça marche si bien les restaurants ?"
"Ah!... parce que c'est les femmes qui sont en charge !"
A conversation overheard during the Forum : "Weird, the organisation of the rooms for the workshops is a disaster. How come the restaurants work so well?"
"Ah!... beacause the women are in charge!"

Atelier "Gouvernance et citoyenneté active"


Mardi 8 février 2011

Le problème majeur que rencontrent les participants du FSM est la question de la disponibilité et l'attribution des salles. Sur les 120 salles promises, seules 40 ont été libérées pour le forum, et beaucoup d'ateliers ont dû être annulés car leurs organisateurs ne disposaient pas de lieu, ou alors restaient dans l'incertitude jusqu'au dernier moment, ce qui fait qu'il était difficile de communiquer à l'éventuel public intéressé si l'atelier a lieu et, surtout, où !

Du coup, c'est un peu la foire d'empoigne...

Après avoir vainement cherché une salle toute la journée du mardi, nous avons finalement pu tenir notre atelier "Gouvernance et citoyenneté active" : Caritas nous a laissé utiliser la salle qui leur était attribuée ! En plus des membres de notre Réseau (Inde, Madagascar, RD Congo), une quinzaine de participants, sénégalais, malgaches, canadiens, français, maliens, francophones et anglophones, en majorité des jeunes, ont participé à l'atelier.

Un des point forts de la discussion (mais pas le seul : plus d'info plus tard...) :

grand débat autour du terme "société civile".

  • Achille Biffumbu, de la République Démocratique du Congo pointe du doigt l'apparition d'une certaine "société civile", émanation de partis politiques : il s'agit alors d'une façon de "domestiquer" les mouvements sociaux.
  • L.A. Samy (Inde) insiste sur la notion de responsabilité : la solidarité n'est pas un "sentiment", c'est une responsabilité, un engagement.
  • Lily Razafimbelo (Madagascar) insiste : pour ne pas être apprivoisé par ceux-là même qui sont responsables des situations que la mobilisation sociale veut changer, il faut savoir prendre position sur des principes d'engagement et résister aux sirènes de l'argent et l'attrait du pouvoir... C'est le "collectif" qui peut garantir le maintien d'une action pour le bien commun et éviter les instrumentalisations de l'engagement.
  • Les sénégalais présents sont, quant à eux, préoccupés par l'hypertrophie de ce qu'ils appellent les "ONG intermédiaires" qui captent les fonds de l'aide au développement au détriment de la population, semblant oublier que c'est au service de ces dernières qu'ils devraient concentrer leurs efforts et leurs moyens.



Workshop on "Governance and active citizenship"
Thursday, February 8th 2011

The main problem at the WSF is the availability and atribution of rooms for the workshops. Of the 120 rooms expected, only 40 were made available for the forum, and many workshops had to be canceled because organizers did not get a room, or only got it on too short notice to inform potencial participants…

On Tuesday, after unsuccessfully looking for a room all day, we were finally able to hold our workshop on "Governance and Active Citizenship": Caritas let us use the room they were assigned! In addition to members of our Network (India, Madagascar, DR Congo), fifteen participants from Senegal, Madagascar, Canadian, French, Malian, French and English, mostly young, attended the workshop.

An important issue raised during the discussion (but not the only one: more info later ...):
the term "civil society"

  • Achille Biffumbu, from the Democratic Republic of Congo, points at the emergence of a certain "civil society", an offshoot of political parties: this is one way to "domesticate" social movements.
  • L.A. Samy (India) stressed out the concept of responsibility: solidarity is not a "feeling", it is a responsibility, a commitment.
  • Lily Razafimbelo (Madagascar) insists: in order not to be tamed by the very people who are responsible for situations that social mobilization wants to change, we must learn to take a stand on principles of commitment and resist the lure of money and power... It is the "collective" that can guarantee that the action remains aimed at the common good and to avoid manipulation.
  • The Senegalese present in the workshop were specially concerned about the enlargement of what they call the "NGO intermediaries" that receive funds from the development assistance at the expense of the population, apparently forgetting that they should concentratre their efforts and means to serve the interests of these very populations.

H - 3 : notre atelier apparaît bien dans la liste, mais aucune salle ne nous a été attribuée...
3 hours before the workshop, it does appear on the list but no room is assigned to us...


H - 1/2 heure : Que faire ? Faut-il tenir l'atelier bien que personne ne soit prévenu de la salle ?
Half hour befor the workshop, what shall we do ? Nobody knows where the workshop will be held...
Pendant que le reste de l'équipe part à la chasse aux participants, Samy, l'un des intervenant se concentre...While the rest of the team is gone to hunt down participants, Samy, one of the speakers is concentrating...



Tout comme Achille...
So is Achille...
Finalement, les participants sont au rendez-vous ! Une traductrice se propose spontanément
In the end, participants came ! A translator spontaneously offered herself
Intervention de Lily Razafimbelo
Visite surprise de Chico Whitaker
Chico Whitaker visiting the workshop

mardi 8 février 2011

Présentation de l'atelier "Gouvernance et citoyenneté active"


Table ronde organisée par le Réseau Développement et Civilisations

Date : mardi 8 février 2011 
Horaires : 16h – 19h 
Lieu : Université Cheikh Anta Diop
Axe thématique : 8

Read the workshop concept paper in English on our website.

La multiplication des crises politiques et sociales met en évidence dans plusieurs pays, aux différents niveaux, des manquements graves aux pratiques de la bonne gouvernance et de la démocratie. Ces situations entraînent une participation citoyenne difficile, voire inexistante. Cette question est particulièrement importante en Afrique, un continent où des intérêts extérieurs (institutions financières internationales, transnationales, clientélisme, corruption…) pèsent considérablement.

Dans le but de mieux comprendre, analyser, soutenir l’émergence de processus démocratiques (c’est-à-dire enracinés dans le peuple), sans lesquels il n’y aura pas de pouvoirs et de gouvernance procédant « de la base », nous réfléchirons à ces questions à partir des trois expériences nationales : Madagascar, République démocratique du Congo et Inde.

Introduction et animation de l’atelier : Fanta Wolde (Ethiopie) :

« Les défis de la participation citoyenne et les relations sociétés civiles - pouvoirs publics
dans le continent africain »


Intervenant(e)s :

Lily Razafimbelo (Madagascar) :
« Mobilisation et organisation de la société civile en période des crises politiques »
Quelles sont les contraintes institutionnelles, structurelles, organisationnelles qui freinent l’effectivité de la participation citoyenne ?
Quelles sont les opportunités et les forces ? Quels sont les défis opérationnels que nous devons relever ?

Achille Biffumbu (République démocratique du Congo) :
« Comment, dans un climat de conflits et de guerres, ‘parler’ de paix, démocratie, gouvernance, développement ? »
Comment travailler aux dynamiques et processus visant à faire valoir des valeurs démocratiques et citoyennes ?
Quel accompagnement des jeunes ruraux et urbains afin de permettre cette participation à la gouvernance et à la citoyenneté ?

L.A. Samy (Inde) :
« La participation des populations discriminées et exclues (Dalits, femmes…) à la gouvernance publique »
Que font les mouvements des Dalits, des femmes pour conquérir des espaces de la vie politique locale qui leur permettre d’exercer leurs droits et une citoyenneté active ?
Comment dépasser les conflits inter-communautaires ?
Quel bilan et quels leçons AREDS (Association for rural education and development service) pourrait tirer de ses 30 ans d’expérience et d’organisation de ces populations ?

Discutant :

Assane M’baye (Sénégal) (à confirmer) : membre de l’Alliance pour refonder la gouvernance en Afrique